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Relancé au début de l’année 2005, le Mécanisme de Suivi de la Réunion Sectorielle sur le Développement Rural n’a pas encore pris toute sa place dans le paysage du secteur rural tchadien. Malgré l’unanimisme de l’ensemble des partenaires et acteurs sur la nécessité de son
existence, et en dépit des réalisations effectives non négligeables, mais encore fragiles, le MSRSDR souffre d’un manque de reconnaissance et demeure largement contourné, au mépris des règles que tous ont souhaitées et contribué à définir et à mettre en place, chacun à
son niveau.
La présente étude s’efforcera de faire ressortir l’intérêt d’un tel dispositif au niveau de l’ensemble du secteur rural, pour le Gouvernement, pour les départements techniques, pour la société civile organisée et pour les partenaires au développement. Elle s’attachera à présenter les réalisations effectives et leurs effets. Enfin, elle proposera des recommandations, soumises à quelques conditions incontournables, et une feuille de route précisant l’enchaînement progressif des actions.
La mission, composée de Luc Lefèvre, consultant IRAM, et de Kakiang Lagnaba, consultant national, s’est déroulée du 21 Mai au 10 juin 2007, à N’Djaména et en province (Bongor, Kélo, Pala, Léré, Moundou). Elle a rencontré la plupart des acteurs du Mécanisme de Suivi de la Réunion Sectorielle sur le Développement Rural, selon leurs disponibilités : Ministères
(Secrétaires Généraux, Directeurs et services techniques), partenaires extérieurs,
représentants déconcentrés de l’Etat et des services, ONG, Organisations de Producteurs, Projets, … Elle a pu participer à une réunion du CTS consacrée à la présentation des principales conclusions.
Elle a pu bénéficier d’une audience de la part de Monsieur le Ministre de l’Economie et du Plan, Président du Comité d’Orientation et de Pilotage. |